Un homme a un casque VR sur la tête et tient une manette Vr dans sa main droite

Comment passer à la formation en VR pour les métiers manuels ?

Comment passer à la formation professionnelle en VR en tant que formateurs, enseignants ou encore centre de formation dans les métiers manuels ?

Que ce soit pour améliorer la rentabilité de vos formations professionnelles ou pour en améliorer son efficacité, la réalité virtuelle (VR) a de nombreux avantages non négligeables pour votre entreprise ou centre de formation.

Mais comment se former à ce type d’apprentissage immersif et apprendre à animer une formation en VR pour les métiers manuels ?

En tant que formateur ou enseignant, de nombreux points peuvent vous sembler encore flous.

Nous allons nous charger de vous éclairer sur les étapes à suivre pour mettre en place une formation en immersive learning efficace pour vos futurs apprenants.

Portrait d'un travailleur de la construction heureux sur un chantier de construction portant un masque facial avec un groupe de travailleurs à l'arrière-plan

1re étape : Faire appel à des professionnels de formations VR pour les métiers manuels

Il existe de nombreuses entreprises expertes en conception et développement de formation en réalité virtuelle. Un bon nombre d’entre elles vous propose également des conceptions sur mesure pour votre industrie.

Mais qu’en est-il de leur expertise “réelle” de ces secteurs ?

Ces offres sont un peu comme un menu chez un restaurateur. Plus il y a de plats proposés à la carte, moins le goût sera au rendez-vous.

Si vous souhaitez former des apprentis du bâtiment, du bois, en peinture, etc, il est primordial de faire appel à une entreprise experte dans la formation VR des métiers manuels.

Pourquoi est-ce si important ?

Une entreprise experte en formation VR pour les métiers manuels travaille avec des experts de chaque métier. Elle rencontre des formateurs dans les métiers manuels pour discuter et comprendre les gestes, postures et attitudes à adopter.

Par exemple, les métiers du BTP sont des métiers avec un fort taux d’accidents du travail. La formation en VR dans la prévention des risques dans le BTP ne doit pas être développée à la légère.

Un chantier virtuel avec un bâtiment en construction avec des échaffaudages

Chaque habitude et geste doivent être analysés et répertoriés afin de figurer dans la simulation, car ici, ce sont des vies qui sont en jeu.

C’est pourquoi faire appel à des professionnels de formations VR pour les métiers manuels est si important.

2e étape : Digitalisez votre offre de formation en vous formant à la réalité virtuelle

Avant de pouvoir animer une formation en VR, vous devez suivre vous-même une formation afin de cerner les enjeux de la VR pour votre entreprise, établir votre stratégie pédagogique VR et apprendre à gérer le matériel de réalité virtuelle.

Grâce à Mimbus Academy, vous pouvez apprendre comment adopter la technologie VR au sein de votre parcours de formation.

Pendant 3 jours, Mimbus accompagne au changement 3.0 les organismes de formation dédiés à l’apprentissage des métiers manuels.

À l’aide de notre formation Virtual Trainer, vous pourrez digitaliser votre offre de formation en suivant la première formation pensée par un concepteur afin d’accompagner les formateurs et enseignants dans leur évolution de pratique.

3e étape : Installation et configuration de votre matériel d’immersive learning

Lorsque vous avez cerner tous les enjeux de la VR pour votre entreprise et établi votre stratégie VR pédagogie, il ne reste plus qu’à acquérir du matériel d’immersive learning.

Quel matériel a-t-on besoin pour animer une formation en VR ?

Lors de votre formation, vous aurez été aiguillé sur la question. Mais pour le moment, vu que vous êtes en train de nous lire, vous ne le savez peut-être pas encore.

Afin d’animer une formation en VR, vous aurez besoin de :

  • Accessoires VR (Casques et manettes)
  • Simulateurs VR
  • Plateforme d’analyse

Pour faire simple, le simulateur VR est la machine qui fait tourner le logiciel, le casque et manettes VR sont les accessoires qui vous permettent d’interagir dans l’environnement du logiciel et les plateformes d’analyse sont des plateformes permettant de paramétrer vos parcours de formation et vos exercices, et analyser les résultats de vos apprenants.

Le mieux est de choisir une offre rassemblant ces trois éléments, car, généralement, chaque élément est indissociable des autres.

Par exemple, la plateforme d’analyse Vulcan de Mimbus est compatible avec tous nos simulateurs et livrée avec des casques VR et manettes VR dernière génération, tel que le HP Reverb G2.

Bien entendu, Mimbus vous aide à choisir le matériel de réalité virtuelle qui correspond à vos besoins, que ce soit en termes de qualité, de performance ou de prix.

Où installer son matériel de formation en VR ?

Afin d’installer son matériel de formation en VR, vous n’avez pas besoin d’une pièce de plus de 1000m2. Non, les machines ne prennent pas énormément de place.

Un simulateur de découpe de bois en Vr sur fond blanc

Cependant, il faut garder à l’esprit que l’apprenant est debout lorsqu’il est plongé dans son environnement virtuel. Il bouge et effectue des gestes.

Il faut donc un peu de place pour placer la machine, mais également pour que votre apprenant puisse se mouvoir sans difficulté et surtout sans rencontrer d’obstacles.

On ne veut pas de petits orteils cassés !

En soit, les pièces où vous effectuez actuellement une formation traditionnelle fera parfaitement l’affaire.

Pas besoin de changer de locaux pour animer une formation en réalité virtuelle, de simples prises électriques et quelques m2 sont suffisants !

Un homme porte un casque VR et des manettes Vr debout dans une pièce avec un ordinateur sur une table en arrière plan

Conclusion

Afin de digitaliser son offre de formation et passer à la réalité virtuelle, vous allez devoir prendre contact avec une entreprise de formation VR spécialisée dans les métiers manuels.

Vous allez devoir vous former sur l’immersive learning et acquérir du matériel adéquat à votre secteur et métier.

Chez Mimbus, nous travaillons avec des ingénieurs, des développeurs, des psychopédagogues pour créer chacune de nos formations et créer des environnements adaptés à chaque métier manuel.

Nous rencontrons régulièrement des formateurs pour mettre à jour toutes nos formations VR sur les dernières pratiques, règles et gestuelles en vigueur.

Nous accompagnons chaque structure qui souhaite passer à la formation 3.0 et nous proposons également du développement sur mesure pour tous vos projets VR.

N’hésitez pas à nous contacter pour en discuter !



Un homme à blouson jaune utilise la formation en réalité virtuelle

Qu'est-ce que la formation en réalité virtuelle ? + Ses avantages

Qu'est-ce que la formation en réalité virtuelle ?

15 avril 2021In Pédagogie/EducationBy Audrey

La formation en réalité virtuelle (en anglais, virtual reality ou VR) fait référence à une simulation numérique de scénarios réalistes à des fins de formation.

Un apprenant peut interagir dans un environnement virtuel en 3D à l’aide de dispositifs électroniques, tels que des casques VR, des gants équipés de capteurs ou encore des manettes. 

Pour faire simple, lorsqu’une personne met un casque VR, elle est immédiatement plongée dans un environnement d’apprentissage virtuel.

Un homme à blouson jaune utilise la formation en réalité virtuelle

Dans la formation en réalité virtuelle, vous pouvez trouver une multitude d’environnements d’apprentissage, tel que :

  • L’ingénierie
  • Le médical
  • Le militaire
  • Le tourisme
  • La vente
  • L’alimentation
  • Les métiers du bâtiment
  • Et bien plus encore

La technologie de réalité virtuelle manipule vos sens avec des stimulateurs audios, visuels et parfois même tactiles, simulant la façon dont vous percevez et interagissez avec le monde réel.

Cette technique d’immersion est ce qui rend la réalité virtuelle si convaincante et la formation VR si efficace.

Bien plus simple que des mots, voici une petite vidéo explicative qui vous permettra d’y voir un peu plus clair.

 

Comment utiliser la formation en réalité virtuelle ?

Afin de former par la VR, vous devez vous équiper de différents outils indispensables à l’immersion.

Accessoires : Casques VR et manettes VR

La réalité virtuelle passe par le biais de casques VR, tels que le HTC Vive et l’Oculus Rift.

Ces casques VR, vous avez certainement déjà dû en voir à la télévision. On pense notamment à l’immersion dans un jeu vidéo.

Un gamer enfile un casque VR et armé de ses deux manettes, il se transforme en chevalier combattant une armée de trolls.

Un homme en t-shirt noir avec un casque de réalité virtuelle sur la tête et des manettes VR dans les mains

Pour la formation en réalité virtuelle, c’est la même chose. La personne met son casque VR sur sa tête et des manettes lui permettant d’effectuer des gestes et actions dans son environnement virtuel.

Au lieu d’une épée comme dans notre jeu médiéval, l’apprenti qui utilise la formation en VR, lui, aura un pistolet à peinture afin d’apprendre geste par geste à peindre une voiture.

Et contrairement aux idées reçues, ce n’est pas dans les jeux vidéo que la VR est la plus développée, mais bien dans le cadre professionnel.

Les simulateurs

Ces accessoires ne sont pas livrés seuls, vous devez avoir un simulateur auquel les relier.

Selon le métier que vous formez, vous aurez différents types de simulateurs.

Chaque formation est reliée à une machine spécifique.

Les plateformes d’analyse

Votre apprenti se forme via les simulateurs, mais quand est-il des résultats ? Comment savoir comment se passent son apprentissage et son avancée ?

Pour analyser les résultats de l’apprentissage, il y a les plateformes d’analyse.

Grâce à ces plateformes, vous pouvez paramétrer vos parcours de formation et vos exercices, mais également détecter les faiblesses et performances de vos apprenants et adaptez votre formation en fonction de chacun.

Chez Mimbus, notre plateforme d’analyse Vulcan est compatible sur tous nos simulateurs. Un véritable assistant du formateur qui mettra à votre disposition toutes les informations dont vous aurez besoin pour gagner en efficacité et en flexibilité.

Qui utilise la formation professionnelle VR ?

Les responsables de formation ou les acteurs des ressources humaines font appel à la formation professionnelle VR pour l’apprentissage de leurs stagiaires, futurs ouvriers, élèves, etc.

De nombreux salons d’exposition, écoles et entreprises utilisent la formation immersive.

Un homme avec un casque VR sur la tête pendant un salon d'exposition automobile

La formation professionnelle en réalité virtuelle va plus loin qu’un simple apprentissage en créant de réelles émotions chez l’utilisateur.

La joie, le stress et la surprise sont utilisés pour naviguer dans des environnements et des situations du monde réel.

Rien de mieux pour convaincre à apprendre un nouveau métier.

Exemples de multinationales utilisant la formation immersive

Étant devenue une référence dans la pédagogie depuis plusieurs années, la formation en réalité virtuelle est présente chez les plus grandes multinationales.

Wallmart, BP ou encore UPS se sont laissés séduire par les nombreux avantages de cet apprentissage.

Wallmart

Depuis 2017, Wallmart utilise la réalité virtuelle pour former et évaluer les compétences de ses employés.

Basée sur le casque Oculus Rift, la formation met ses salariés dans des situations à 360° dans un magasin Wallmart. Dans celle-ci, ils apprennent à résoudre des conflits interpersonnels qui se déroulent devant eux.

Ils incarnent un caissier qui doit gérer une longue file de clients. Puis, en quelques clics, ils se retrouvent soudainement dans la peau de l’un de ces clients.

Le but recherché ici est d’arriver à apprendre aux employés à gérer des situations stressantes, notamment durant le Black Friday.

BP

Depuis 2015, BP forme ses employés aux procédures de sortie d’urgence dans leur raffinerie de pétrole à Hull, en Angleterre.

Les employés ont pu apprendre des erreurs dans le monde virtuel, réduisant la probabilité de commettre la même erreur dans le monde réel.

Le but de cette formation est de réduire le risque d’accident et sauver des vies.

UPS

En 2019, UPS améliore la formation à la sécurité de ses conducteurs grâce à la réalité virtuelle. (source)

Les casques VR simulent l’expérience de la conduite dans les rues en Allemagne et en Angleterre.

Les élèves qui utilisent les modules doivent identifier verbalement les dangers potentiels de la route tels que les piétons, les voitures en stationnement, etc.

Le but de cette formation est de sensibiliser les futurs conducteurs de la compagnie aux dangers de la route.

Les bénéfices de l’immersive learning

Comme l’a prouvé Google dans son laboratoire DayDream, l’immersive learning a de nombreux avantages.

Un homme avec un casque VR et des manettes VR lors d'un salon d'exposition

Ne gaspillez plus vos consommables

Dans les bénéfices les plus flagrants, nous trouvons la diminution due principalement au gaspillage de consommables (peinture, nourriture, balles, pansements).

Une diminution des coûts significative !

Apprenez en toute sécurité

La création d’une simulation sans risques est le premier avantage des formations VR. Par exemple : impossible de se couper un doigt en apprenant à découper une planche de bois dans une scierie !

Suivez d’une main de maître l’évolution de vos apprenants

Grâce à une analyse continue de vos apprenants, la VR permet de réellement jauger les connaissances de l’apprenant sur les tâches métiers. Vous gardez un oeil sur son évolution à tout moment !

Comment passer à la formation en réalité virtuelle ?

Loin d’être compliqué, passer à la formation en réalité virtuelle est chose aisée.

Il existe de nombreuses compagnies offrant des solutions de formation en VR spécifiques à chaque métier.

Chez Mimbus, nous sommes spécialisés dans l’apprentissage des métiers manuels en réalité virtuelle.

N’hésitez pas à nous contacter et échangeons sur vos besoins en VR !


15 avril 2021In Pédagogie/EducationBy Audrey

Donner son cours en visioconférence : les bonnes pratiques !

Pédagogie/Education

15 février 2021In Pédagogie/EducationBy teamMimbus

Avec l’épidémie de la COVID19, les cours en visioconférence semblent être partis pour s’installer dans le paysage éducatif pour un certain temps. Cela peut être une opportunité pour enseigner de manière différente et il existe de nombreux challenges pour garder l’attention et l’intérêt de ses apprenants.

Nous vous proposons dans ce premier article sur le sujet de parcourir les bonnes pratiques de base pour réussir son cours en visio, que ce soit sur Teams, Zoom ou une autre plateforme, ces conseils sont transverses.

La préparation

En visio, pas de temps perdu, un peu moins d’interactions et… on peut vite se retrouver à avancer plus vite que prévu. Les étudiants sont plus concentrés sur leur écran et le contenu défile plus rapidement. Aussi, quelques préconisations :

  • Bien revoir son cours avant de démarrer (mettez à profit de l’économie de temps de trajet)
  • Prévoir du contenu optionnel supplémentaire, au cas où vous avanciez plus vite que prévu !
  • Mettre à disposition les documents et fichiers nécessaires pour le cours en avance, de plus envoyez quelques heures avant les pré-requis pour que tout le monde arrive prêt (tels documents à disposition, tel logiciel d’installé etc.)

En avance de vos cours, n’hésitez pas à suivre un tutoriel proposez par la plateforme de visio que vous utilisez afin d’en utilisez au mieux les fonctionnalités (les sous-groupes, les interactions, le tableau blanc interactif etc.)

La connexion

Bien sûr qui dit visioconférence dit connexion à internet. Maximisez vos chances d’avoir un bon débit et de ne pas avoir de latence en installant votre bureau pas trop éloigné de votre box, surtout si vous utilisez le Wifi. Idéalement d’ailleurs, il faut favoriser la connexion par câble Ethernet pour éviter toute perte de débit et si votre bureau est éloigné de votre box, pensez aux CPL (internet par votre prise de courant).
Pensez aussi à fermer toutes les applications et onglets inutiles pour votre cours qui seraient actifs sur votre ordinateur. Enfin, anticipez une interruption du réseau et sachez activer le partage de connexion de votre téléphone portable, un précieux plan de secours pour éviter les cafouillages en cas de souci avec l’internet de votre maison.

Le son !

Et oui, nous aurions pu penser que la qualité d’image était plus importante que le son mais en réalité vous allez souvent plus partager votre écran que l’image de votre visage, l’image passe au second plan par rapport à la qualité de l’audio.
Un bon son s’obtient avec un bon micro et un bon casque. L’utilisation du casque audio vous permet d’éviter les échos intempestifs provoqués par la présence trop proche des haut-parleurs et du micro. Enfin un micro séparé est un must pour éviter d’utiliser celui de votre ordinateur qui captera tout les sons ambients. Le micro doit être près de votre bouche. Si vous avez peu de budget, vous pouvez utiliser le kit micro/casque de votre téléphone mobile, autrement un micro/casque incorporé de gamer fera très bien l’affaire pour un prix réduit.

L’image

Peut être le cours que vous dispensez nécessite de vous montrer à l’écran ? Si tel est le cas, plusieurs conseils pour vous :

  • Investissez dans une webcam de qualité ou utilisez votre appareil photo en tant que webcam s’il le permet
  • Positionnez la caméra juste au-dessus de votre écran et à hauteur de vos yeux
  • Si vous utilisez la caméra de votre ordinateur, surélevez votre poste pour éviter d’être filmé en contre plongée
  • Eventuellement, investissez dans l’un de ces éclairages LED de Youtuber et de gamer qui changeront de manière radicale la qualité de votre image. Ces derniers se posent ou se fixent sur votre bureau, leur prix démarre autour de 60 euros.
  • Enfin pensez à ce qui apparait dans le champ : travaillez votre décor pour qu’il ne soit ni trop austère ni trop compliqué. Au pire, vous pouvez utiliser la fonctionnalité de remplacement de fond offerte par l’outil de visio mais ce n’est pas l’idéal (détourage approximatif)
  • Et fermez bien votre pièce avant de débuter le cours pour éviter les intrusions en arrière-plan !

 

Pendant le cours

Rappelez en introduction les règles pour le cours, par exemple que tout le monde mette son micro éteint et pense à l’activer pour interagir (dans la plupart des outils vous pouvez mettre en muet vous-même si vous êtes l’animateur de la réunion).
N’obligez pas vos élèves à avoir la caméra allumée même si c’est plus dur pour vous de ne pas voir leur visage. Des chercheurs ont constaté une vraie fatigue liée à être filmé toute la journée pour les élèves. Donnez-leur le choix !
Enfin, pensez à l’interaction et aux pauses, rythmez votre cours pour maintenir l’attention et sollicitez les questions et les retours pour que vous puissiez au mieux adapter votre manière d’enseigner. Une pause même courte toutes les heures est une bonne habitude !

Utilisez l’écris via le chat vous permet aussi aux timides de poser leurs questions et à vous d’y venir au moment souhaité sans être interrompu.

Et voilà, avec ces bonnes pratiques vous vous donnerez les moyens d’assurer un cours de qualité, utile à vos élèves, qui permette au mieux la transmission des savoirs en mode digital. Et maintenant, à vous de jouer !


15 février 2021In Pédagogie/EducationBy teamMimbus

Les métiers manuels : Parents pauvres de la formation par le numérique

Pédagogie/Education

9 janvier 2021In Pédagogie/EducationBy teamMimbus

En France aujourd’hui, on recherche plus de 3000 soudeurs. Dans le monde, c’est 100 000 experts de ce métier que l’industrie recherche désespérément. A l’heure de l’Usine du Futur et l’Industrie 4.0, on a un peu oublié les métiers manuels, ceux qui réparent, construisent et façonnent le monde là où les machines ne peuvent pas le faire ou le ne font pas encore.

Dans les pays émergents c’est un problème de survie pour la population. Dans nos pays, c’est une question de transmission des savoirs afin de conserver ces expertises mais c’est surtout un problème d’éducation.

Une question d’image

Demandez donc à un collégien de vous parler du soudage. Quelle image en a t-il ? Comment devient-on soudeur ? Le problème commence ici. Aujourd’hui, il faut sensibiliser les jeunes à ces métiers en tension, leur faire découvrir la large palette de professions qu’ils n’imaginent même pas. Il faut valoriser ces métiers qui, encore aujourd’hui, ne sont que des solutions alternatives à une carrière « académique ».

Et l’image passe par l’expérimentation. Or il est très difficile de mettre en place une découverte des métiers du bâtiment sans aller sur un chantier, des métiers de l’industrie sans aller dans une usine. Dans notre système éducatif, tout est fait pour valoriser les métiers intellectuels (soft skills) et, à défaut, si vraiment on est trop bête, alors on vous oriente vers des métiers manuels (hard skills). L’image des métiers est dévalorisée mais aussi, l’image que l’apprenant se fait de lui… Il sera surement un artiste dans son domaine, il pourra exceller dans sa profession, il gardera toujours en mémoire son échec dans le parcours scolaire. Tout est fait, dans nos sociétés pour valoriser l’intellect au détriment de l’habileté…

 

Comment appelle-t-on un enfant dont les compétences intellectuelles sont supérieures à la normale ? Un génie, un surdoué, un enfant précoce….

Comment appelle-t-on un enfant dont les compétences manuelles sont supérieures à la normale ? … Réfléchissez, j’attends vos réponses !

On ne valorise pas ces compétences et elles ne sont exploitées que lorsque les premières ne sont pas au rendez-vous. Et pourtant c’est bien les compétences manuelles qui sont mises en œuvre en premier lieu chez l’enfant et tout au long de son apprentissage. Avec la révolution numérique, la génération Z est encore plus manuelle qu’avant. Elle développe une agilité toute particulière à manipuler des surfaces tactiles et des manettes de jeu. Et malgré tout notre système éducatif s’entête à développer un enseignement massivement intellectuel. La nouvelle génération veut vivre une expérience, se passionner pour l’inconnu en s’y immergeant, là où on cherche à lui faire apprendre par cœur l’ensemble des outils nécessaires. Et cette remarque générale est d’autant plus vraie pour les métiers manuels, cruellement absents de la liste des métiers rêvés de nos chers petits.

 

La solution numérique

On en parle beaucoup. Le numérique est là, à nos portes, il se développe dans la plupart de nos activités, de nos sociétés. Il a fait, depuis quelques années également, son entrée à l’école et l’on parle désormais de eLearning, Social Learning, LMS, Serious Games, … Autant d’outils qui tentent de trouver une application efficace du numérique à l’enseignement. Mais pour nos métiers manuels, le numérique n’a pas encore passé la porte des ateliers ! Ou si peu…

Pourtant les simulateurs virtuels sont nombreux et cela fait déjà plus de 20 ans qu’on les utilise pour les pilotes chez AIRBUS ou la maintenance chez AREVA. Mais ce domaine est encore majoritairement celui des grands groupes industriels et assez peu des centres de formation ou des lycées professionnels. Aujourd’hui, avec l’avènement de solutions technologiques à bas coûts, tels que les CARDBOARDS ou les casques OCULUS et HTC VIVE, le contenu se développe rapidement et les environnements virtuels industriels commencent à être à la portée des écoles. Alors pourquoi le numérique n’est pas omniprésent dans les formations professionnelles ?

Deux raisons à cela :

  1. La résistance au changement. Les enseignants ne sont pas préparé à ces nouveaux outils souvent considérés comme des jeux… Et à juste titre car c’est par le jeu qu’on capte l’attention des jeunes générations et qu’on doit leur permettre d’apprendre.
  2. Le manque d’intégration dans la pédagogie. Ces simulateurs sont des jeux en soit. Ils sont très éloignés des méthodes traditionnelles d’apprentissage. Ils proposent souvent une expérience individuelle alors que le formateur doit gérer un groupe. Intégrés dans une pédagogie traditionnelle, les simulateurs restent des moyens de valoriser l’image de la formation mais ne la rendent pas plus performante pour autant.
    Le numérique ? Une solution pour faire évoluer et développer la formation aux métiers manuels ? … Pas seulement, et pas suffisant !

Le numérique requiert la remise à plat totale des méthodes pédagogiques car il amène de nouveaux moyens de suivi et de formation. Il transforme le métier du formateur, il révolutionne sa formation.

A suivre !


9 janvier 2021In Pédagogie/EducationBy teamMimbus